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La chambre d’Armelle

Nous avons ici refait une chambre, y compris le mobilier existant, repeint les murs en créant une ambiance plus romantique et en camaieu de beige  et remplacé le sol existant par un parquet flottant

La brique

Brique

 La brique, l’égal de l’illusion, du pastiche, du rustique, et du pittoresque, à protéger contre l’humidité et la pollution atmosphérique

 

La-Brique-.jpgLa brique, l’égal de l’illusion, du pastiche, du rustique et du pittoresque, à protéger contre l’humidité et la pollution atmosphérique…

Ayant publiée dernièrement la restauration haute en couleur du Château de Tilly, monument érigé en brique, l’article montrait aussi les caractéristiques des maçonneries en briques.

Un matériau ancien qui en dehors des problèmes strictement structurels (tassements, fondations, séismes, …) est altéré par deux pathologies : celles liées à l’humidité et celles liées à la pollution atmosphérique.

Les pathologies destructives peuvent affecter soit la brique soit le mortier de pose, soit les deux. En outre, les joints peuvent être dégarnis et ne plus jouer leur rôle.

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MORTIER

C’est en fait la désagrégation du mortier de pose qui fragilise, puis détruit, les structures en maçonnerie de brique ; en effet, le mortier constitue à la fois la partie la plus « stratégique » et la plus faible de l’ensemble, et la rupture de sa continuité, pour quelque cause que ce soit, met en péril toute la maçonnerie.

Les causes de pathologies des mortiers peuvent être de 3 ordres : 1- causes mécaniques : des contraintes dues à des tassements différentiels, ou séismes, qui peuvent dépasser la résistance du mortier et le fissurer. Les contraintes peuvent aussi être provoquées par la croissance de végétaux s’insinuant à l’intérieur des joints. 2- causes chimiques dues à l’eau ou à la pollution : la chaux et le ciment, de nature basique, sont sensibles à l’action des acides, ce qui se traduit par des chaînes de décomposition qui produisent des sels dont certains (les chlorures et nitrates) s’éliminent par dissolution dans l’eau, et d’autres (les sulfates) cristallisent en produisant des gonflements (gypse ou ettringite). 3- causes biologiques : la capacité des micro-organismes, bactéries, levures et champignons à transformer de l’azote atmosphérique en acide nitrique, ou des pyrites en acide sulfurique ; la multiplication de ces phénomènes provoque des altérations parfaitement observables.

A cela s’ajoute l’action mécanique des intempéries lorsque les joints sont vidés.

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BRIQUE

Les pathologies de la brique résident dans l’altération de sa surface, de son aspect, dans l’augmentation de sa porosité et sa friabilité, jusqu’à la désagrégation..

Lorsqu’elle est apparente, la brique subit l’action mécanique et chimique des intempéries. Le phénomène le plus grave est « l’alvéolisation » qui désagrège la brique : elle apparaît à la base des murs anciens, dans les zones soumises à remontées capillaires. Cela est dû à la structure cristalline cubique des chlorures présents dans l’eau.

La présence permanente d’eau peut même provoquer la dissolution interne des briques, qui prennent un aspect cartonneux et perdent leur résistance mécanique ; cette désagrégation est due à des effets électrolytiques sur l’argile. Ce phénomène affecte particulièrement les briques du XVIIIe siècle, encore cuites dans des fours à bois.

Elle peut aussi se désagréger peu à peu du fait de la trop faible capacité de capillarité du mortier et de sa trop forte étanchéité qui va empêcher l’eau contenue dans la brique de migrer dans le mortier et de s’évaporer : la face avant de la brique va reculer peu à peu et se creuser par rapport au joint.

L’utilisation d’un mortier trop résistant, peut aussi provoquer l’émiettement ou la cassure de la brique, par manque de souplesse.

Enfin, les parements de brique peuvent présenter des traces de salissures (noires), des traces moisissures (noires ou vertes), des traces de salpêtre (blanches et cotonneuses), ou encore des traces d’efflorescences (blanches granuleuses et sèches).

Il est à noter que salpêtre et efflorescences sont deux phénomènes différents.

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DIAGNOSTIC ET RESTAURATION DES MAÇONNERIES DE BRIQUE

Face à un mur de brique altéré, il convient tout d’abord de procéder à un examen permettant d’identifier le type de pathologies : problème d’humidité, défaut de stabilité ?… On tâchera ensuite d’en déterminer la (ou les) causes : s’il s’agit d’altérations dues à l’humidité, on identifiera si elle provient d’une faiblesse de la couverture – zinguerie, d’une porosité excessive du parement ou de remontées capillaires venues du sol.

Dans un premier temps, on s’attachera donc à tenter de supprimer les facteurs détèriorants. Ensuite on entreprendra de restaurer le parement abîmé. Pour cela, il faut identifier le type de brique concerné (terre cuite, brique de sable, brique silico-calcaire…) et éventuellement retrouver son lieu de provenance.

Des analyses chimiques et des examens minéralogiques et microscopiques permettent aussi de déterminer la composition du mortier et la nature des altérations subies.

Par ailleurs, un examen visuel soigneux, appuyé éventuellement par des analyses, doit permettre de vérifier si la brique était nue ou apparente derrière un badigeon, ou totalement couverte. Dans ces deux derniers cas, elle ne doit pas être décapée car, vraisemblablement sa qualité de cuisson ou d’aspect ne lui permet pas d’être laissée visible.

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INJECTION DE COULIS

Si l’intégrité de la maçonnerie est menacée, des injections de coulis de mortier peuvent être envisagées ; elles permettront de combler les vides ou les fissures repérés dans la maçonnerie. Comme pour l’injection dans les maçonneries de pierre, la composition du coulis et le protocole suivi pour l’injection ont une grande importance pour la qualité des résultats.

Le coulis d’injection doit être compatible avec l’existant et présenter des caractéristiques analogues, car il doit y avoir une parfaite adhérence du coulis injecté sur le mortier existant et sur les briques ; la composition de ceux-ci doit donc être analysée préalablement et des essais réalisés.

TRAITEMENTS DE SURFACE

Il est souvent nécessaire d’utiliser plusieurs méthodes de nettoyage avant de trouver la plus convenable, à cause des divers types de saletés qui se forment sur la maçonnerie en brique et des différentes caractéristiques des briques et mortiers.

Le nettoyage des efflorescences peut s’effectuer en grande partie à l’aide d’une brosse ; si c’est insuffisant, il faut laver le mur à l’eau, frotter à la brosse, et rincer de nouveau. Si le résultat n’est pas satisfaisant, on peut appliquer une solution d’acide muriatique (solution à 1 pour 9 d’eau) sur le mur bien mouillé, puis rincer.

Mais si des efflorescences apparaissent soudain sur un mur ancien, il faudra d’abord identifier la source de l’humidité excessive qui a engendré ce phénomène.

Le nettoyage des mousses, lichens, vignes et plantes grimpantes, nuisibles à la maçonnerie à cause de l’insinuation des racines dans les joints, s’effectue par l’application de sulfamate d’ammonium ou d’une solution de silico-fluor de zinc ou de magnésie (proportion 1 pour 40 d’eau) ; on peut également employer un herbicide commercial.

Le nettoyage des parasites, champignons, etc, s’effectue aisément avec un fongicide. Il peut être suivi d’un hydrofuge si l’on veut prolonger l’effet.

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REJOINTOIEMENT

La réfection des joints est une opération de protection primordiale pour la conservation du mur. Dans la mesure du possible, on s’attachera à conserver les joints des restaurations antérieures en bon état ; pour les autres, on procédera à la réfection des joints avec un mortier soigneusement adapté, ou conforme à l’état d’origine s’il est connu.

Colorer le mortier si nécessaire, avec de l’oxyde.

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HYDROFUGATION

La brique semble mieux réagir que la pierre aux procédés d’ hydrofugation ; la brique ancienne particulièrement, qui est généralement plus poreuse et qui peut être améliorée par ce procédé. L’hydrofugation peut, pendant un certain temps, permettre à la brique d’éviter les altérations dues à la stagnation d’humidité.

Toutefois, le traitement hydrofuge, en rendant moins aisés les échanges hydriques, favorise les problèmes de pathologies dues au gel : il faut donc parfaitement maîtriser l’intervention.

SABLAGE

Comme pour les parements de pierre, le sablage a été considéré à une époque comme une solution efficace de nettoyage ; mais cette technique, trop agressive, érode la couche extérieure protectrice qui, à l’image du calcin pour la pierre, protège la brique. Les actions destructives du gel s’en trouvent facilitées et mettent en péril la brique, surtout si sa cuisson n’a pas été parfaite.

NETTOYAGE PAR MICRO-SABLAGE ET HYDRO-GOMMAGE

Le nettoyage des encrassements, dépôts noirs et salissures de suie s’effectue soit par application de compresses, soit par micro-sablage ou hydro-gommage. Ces techniques de nettoyage, relativement douces, peuvent être adoptées pour la brique en bon état ; néanmoins, on se souviendra que la brique étant plus poreuse que la pierre, l’utilisation de l’eau doit être parfaitement contrôlée. Mais attention, si la brique est très ancienne, il faut réfléchir à l’utilité d’effectuer un nettoyage qui ne durera pas plus de dix ans.

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COMBLEMENT DE ZONES MANQUANTES

Les réparations au mortier d’imitation sont plus difficiles à réaliser pour la brique que pour la pierre, d’une part pour des questions d’aspect, et d’autre part pour des question de porosité : la composition de ces mortiers leur donne généralement une capillarité plus faible que la brique qui ne permet pas la continuité des migrations hydriques.

REMPLACEMENT DE BRIQUE

C’est la solution la plus souvent choisie, car la pulvérulence de la brique n’est pas réversible, et le remplacement est techniquement assez simple à réaliser. Toutefois, il faut être en mesure de retrouver le même type de brique, avec les mêmes caractéristiques et un aspect identique.

Ensuite il faut s’assurer, par une uniformisation des joints et une patine éventuelle, de l’intégration des éléments neufs dans le mur ancien. C’est pourquoi le remplacement de briques anciennes doit être fait avec soin et parcimonie.

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Habitat Ecologie Brique

Lit LOUIS XV

          

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    LIT LOUIS XV

        Comment redonner une nouvelle jeunessse à un lit de style tombé
        en désutude…
        Quelques notions de couture, encore et toujours du ponçage donc 
        huile de coude et quelques coups de pinceaux pour redonner du charme à ce
        lit qui n’avait plus d’allure et dont les velours étaient passés…
        Ne rien jetez au démontage et le faire avec précaution pour pouvoir en faire des patrons
 

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